ça faisait quelques temps qu’il était dans le dossier “todo” du llell… la revue du web de la chaine canal m’a remis à l’ordre.
Nunjabes et Shing02 dans un clip slowmo de Sou Ootsuki (le tumblr du monsieur pour les cablés). Les grand maîtres de la BO de Samurai Champloo reviennent en posant la musique comme le flocon sur la jeune pousse de bambou dans un matin calme au lueurs de l’hiver timide…
Cyprien Luraghi… un peu à la façon de dénicher une compil K7 pounk d’Animal Farm dans ses cartons de BD, voilà qu’en récupérant de vieux signets d’un Firefox 1.5 abondonné, je tombe sur Coup de Rouge de Cyprien Luraghi.
Coup de rouge est un roman en ligne, trash punk néobabos tibétain et outrageusement baigné de vinasse magnifique et d’herbe moyenne et! refusé par 21 éditeurs (rien que ça). C’est Sylphe, le grand Mufti des réalités alternées et de la manipulation en milieu urbain, qui m’avait fait découvrir ce texte magnifique à l’époque. (spécial up d’ailleurs au Sylphe qui agite son Bokken dans un Dõjõ en terre du levant)
Ce roman est dispo en ligne, gratos et il m’avait littéralement scotché sur mon écran à tube, quitte à pleurer de douleurs pendant les deux heures passées à ricaner face au html moche autours de l’incompréhension général des viandeux qui vous observent.…
Les Mirages passaient au ras du toit, à trente mètres au plus au dessus de la cime des pins.Les campagnes reculées sont considérées par l’armée de l’air comme zones désertes; c’est là que les pilotes d’élite se font la main. C’était du sérieux. Les engins, lancés à fond les ballons dans l’air agité, crachant du bleu par la tuyère, avec de longs missiles effilés sous les ailes… Dolly, pourtant très sourde, grognait sur son lino; Victor et Roger lançaient d’innombrables imprécations à l’adresse de l’armée et de ses sbires. Je restais coi, ce qui n’est pas coutume, ainsi que les autres, sirotant de petits godets de vieille prune. Élie s’était plongé dans le dialogue, une lueur assassine dans le regard, qu’il a bleu et perçant. Jacques nous roulait des joints. Le vieux le regardait faire, sans oser lui demander ce que c’était qu’on mélangeait au tabac et qu’on se refilait pour tirer dessus. Il restait fidèle au cahors noir, qu’il éclusait consciencieusement, dans le but de mieux se noircir l’âme, rite ultime d’une funéraille achevée, aussi accomplie que sa vie avec Simone, soixante ans d’amour brûlant.Cela faisait trois jours que c’était arrivé; Élie n’avait pas encore eu le temps de souffler; et maintenant c’était fini-fini, le premier soir où l’on se retrouvait entre amis, à causer sans fin et picoler sec.Oui, les Mirage; il avait raison, Élie; il fallait en finir, marquer le coup.On cherchait la manière. Abattre un Mirage.On tournait autour du pot; on tchappait de ci et ça; et la conversation de se resserrer automatiquement sur le sujet. Victor, particulièrement, était très remonté.
–Holà! tu es bien, toi, je lui dis, et comment tu vas t’y prendre, pour descendre un pareil tas de ferraille ?–On monte en Belgique; sûr qu’en deux jours maxi on trouvera un missile anti-aérien au marché noir; y a pas de raisons, si toutes les guérillas et tous les dictateurs du monde viennent se fournir là, nous aussi…–Combien ça peut coûter, un missile ?–Ça coûte bonbon…–Et comment c’est-y qu’on va trouver le fric, hein ?–Ben ça… avec le RMI, je vois pas bien…–Faut trouver autre chose.–Là, je vois pas; ça doit pas être si facile à dégommer, un zingue comme ça…–Oh, tu sais, quand ils volent en rase-mottes, ils vont pas vite, et ils passent toujours au même endroit, au mètre près et à heure fixe.–Avec un bon flingue, peut-être; c’est moins cher et plus facile à se procurer…–Non; un fusil, même à éléphants, ça tire pas assez loin…–Moi, je sais comment faire… Élie vient de lancer ça, impassible, après un petit gorgeon de cahors. On le regarde tous.–Avec ma baliste, tout bêtement.
un court sur junkworks d’Henrik B. Clausen juste très parfait à défaut d’être trop court, 4 minutes, 26 secondes de youpi dans tes yeux. Pour voir une version d’ETA en full HD énorme qui prend la moitié de ton écran c’est ici :
Un gros morceau de la serie B, “Death Race 2000″ ou “La Course à la mort de l’an 2000″ dans la pure tradition des traductions françaises pitoyables, réalisé par Paul Bartel, le papa de Cannonball! et Eating Raoul, avec des petits morceaux de Sylvester Stallone dedans et surtout un Darth “David Carradine” Vader absolu.
Une critique style “wacky races sous LSD” sur les dérives probables de la société américaine dans les premiers rayons des années 2000, dans une soif du divertissement absolu. Un joli coup d’oeil dans le retroviseur sur les sentiments d’anticipation au milieu des années 70 qui piétinent déjà dans un sceptisisme post-hippie. Deat Race 2000 sera réinjecté dans un comic Death Race 2020 et récemment un remake mainstream Death Race (tout court… comme les shorts des élements gratuits et botoxés du film)…
“LA” session divx-canapé à se faire un dimanche après midi pluvieux avec /vin rouge et noix de macadamia/bières blanches et chips vinaigre balsamique/thé à l’orange et diazepan/pamplemousse et pipe à eau/ … rayer la ou les mention(s) inutile(s)
Pour passer une bonne et saine journée, n’oubliez pas votre gargarisme de Jurassic 5, existe aussi en injection pour les plus droit du style. damn gosh… Lunes en el dolor !!!
Trevor Fiore le designer de Citroen avait sorti pour le salon de l’auto de 1980 cette “Karin”. Sans passer par la case “je m’en branle des voitures” voici une étude assez simple et digne.